• "- Mamie ! MAMIE !, m'appelait ma petite-fille.
    - Oui, quoi encore, Emilie ?
    - Bah, regarde ! Y a écrit "Interdit aux chiens", et tu laisses Pillie sur l'herbe d'ici ?
    - Ooooh, c'est pas bien, dit ironiquement mon petit-fils Paul.
    - Ecoute. Je vais te raconter un souvenir de ma jeunesse. Tu comprendras.
    - Bah, ok mais, on s'asseoit sur ce banc alors ?
    - D'accord.

     

    Nous nous dirigeâmes donc vers le banc le plus proche, et nous nous asseyâmes tranquillement. Je fis monter Pillie qui gémissait pour venir avec nous. Quelle est mignonne, cette petite chienne !

     

    - Quand j'étais petite, on avait un chien. Il s'appelait "Guismo", c'était un labrador. On voulait aller sur une plage, mais c'était interdit aux chiens. La terre n'appartient à personne ! Pourquoi ce serait interdit ? Alors, on y est quand même allés. Pour ne pas recevoir d'amende, on se faisait tout petit sur la plage. De toute façon, il était près de 20h et les maîtres nageurs n'étaient plus là. C'était très beau, d'ailleurs, le coucher de soleil.

    - Oui, enfin, tu peux m'expliquer le rapport ? rétorqua Emilie.

    - Patience ! Tu verras après.

    Décidément, Emilie est moins patiente que je ne l'imaginais. M'enfin.

    - On s'amusait bien, en toute liberté, avec Guismo qui parfois allait dans l'eau pour faire une petite trempette, courait quand on lui autorisait. Et puis... Un moment, il n'est pas ressorti de l'eau. Il était allé trop loin, et ne nous obéissait plus. J'avais peur pour lui, mais j'espérais qu'il savait ce qu'il faisait, puisqu'il avait beaucoup d'expérience en nage. Sur le coup, j'avais regretté de l'avoir emmené sur la plage.

    - Ah bah tu vois ! commenta ma petite-fille.

     

    J'ignorai sa phrase et poursuivai mon récit.


    - Et puis... Au bout de plusieurs minutes, il réapparut. Il nageait de toutes ses forces, avec difficulté pour nous rejoindre. Je n'avais pas remarqué mais, il ramenait avec lui une petite fille de ton âge à peu près. Tout le monde l'a félicité. Enfin, ceux qui avaient vu, car pas grand monde n'était présent. La famille, qui, tout à l'heure, cherchait despérément leur fille, nous ont beaucoup remercié. Ils ont insisté pour nous donner un peu d'argent, et, on a fini par accepté leur offre. Grâce à Guismo, une petite fille avait été sauvée. Depuis, la ville, sous les demandes des autorités, a décidé d'accepter les chiens sur la plage. Il fallait juste ramasser les besoins du chien si on voulait y accéder. Heureusement que nous avions "bravé" les lois, dis-je en rigolant légèrement. Tu vois pourquoi je ne fais plus attention aux interdictions concernant les chiens ? On peut obtenir beaucoup grâce à eux !

    - Waaw. Vous êtes passés dans les journaux ? Demanda mon petit-fils.
    - Oui. On avait été beaucoup félicité, et on est même passés à la télé.
    - Je dois avouer que, c'est vrai, vous aviez bien fait. Mais là, le truc, c'est qu'on est dans l'herbe. Et qu'il n'y a rien à sauver dans l'herbe.

     

    Sur ces mots précisément, Pillie aboya en direction d'un chaton frêle dans les buissons. Il était très beau avec ces tâches brunes, noires et blanches. Des fines moustaches se dessinaient sur son museau. Je le prenai dans mes bras avec délicatesse, pour ne pas lui faire de mal. À présent, j'ai un mignon chat qui accompagne mon chien chez moi. Et, bien sûr, une petite-fille qui comprend et obéis !"


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  • Les flocons de neige tombaient les uns après les autres du ciel gris. En respirant derrière les carreaux de verre, on pouvait presque dessiner des petits cœurs dans la buée. Les températures étaient bien meilleures à l'intérieur. On n'entendait que le bruit du bois se transformant en cendres dans la cheminée et les cris euphoriques de ma Boucles d'or qui jouait avec ses parents dans la neige. C'est assez amusant de les voir sautiller dans le coton. Cela va bientôt faire une heure qu'ils s'amusent ainsi. Alors que les lèvres des grands enfants devenaient bleues, celles de la petite blondinette ne faisaient que sourire. Tu as bien raison. Mais il faut peut-être que tu songes à rentrer avant d'attraper un mauvais rhume. Je me dirigeai vers la porte d'entrée puis l'ouvris. Le froid entra sans même frapper. Je frissonnai et remontai un peu mon gilet.

     

    - Cléa, tu rentres ?

     

    Je sais pertinemment que cette phrase n'a aucun effet sur un petit être à peine âgé de quatre ans et plein d'énergie.

     

    - J'ai une surprise.

     

    La petite se retourna, comme si ce mot faisait partie de son dictionnaire de mots magiques. Elle arriva en courant, comme elle put à cause des centimètres de neige accumulés. Lorsqu'elle fut dans mes bras, elle devait peser quelques kilos en plus avec la poudreuse incrustée dans ses bottes. Son père m'aida à retirer tous ses habits mouillés et je l'emmenai près de la cheminée.

     

    - Mamie, mamie ! C'est quoi la surprise ?

     

    Qu'est-ce qu'elle peut être curieuse. Au moins je sais de qui elle tient. Je la posai sur mes genoux, une fois installée dans mon fauteuil préféré.

     

    - Une histoire, ça te dit ?

     

    Elle gesticula comme un ver de pêche tout en riant de ses petits poumons. Je vais prendre ça pour un oui. Mettre le doigt devant la bouche a un effet aussi immédiat qu'un coup de jus donné par une voiture métallique. Cléa se tut mais afficha un sourire des plus mignons sur son visage encore rosé par le froid.

     

    -Il était une fois...

    - Il y a des princesses ?

    - Cléa...

     

    Je posai une nouvelle fois le doigt devant la bouche avant qu'elle ne baisse la tête en s'excusant. Peut-être devrais-commencer autrement... Je commençai donc par « Un jour » puis racontai l'histoire de ce si petit garçon arrivant dans l'école maternelle dans laquelle j'étais aussi. Mais bien évidemment, je préférais parler de l'école de la petite « Jeanne » pour éviter les questions de Cléa. Il y en aura tout de même des questions...

     

    - Elle s'appelle comme toi, mamie ?

     

    Qu'est-ce que je disais. Je hochai simplement la tête en guise de réponse tout en continuant mon histoire, ajoutant que, ce jour-ci, était le premier jour de Loïc. Quand il est arrivé, il était perdu, tout seul, allant s'asseoir sur un banc, devenu son banc avec le temps, les yeux rivés sur ses camarades en train de jouer à la marelle, faire du toboggan, courir, sauter, crier, rire et même chanter. Mais ce qu'il ne savait pas, c'est que d'autres personnes se préoccupaient de sa solitude. Jeanne en faisait partie. Elle aussi était petite, toute petite de par sa taille. Elle n'aimait pas parler aux autres. Elle ne parlait que quand elle en était obligée. Elle suivait le mouvement de ses amies, leur courait après parce qu'elle le devait, disait oui pour faire plaisir et ne souriait qu’extérieurement. Jeanne avait vu Loïc, dès son arrivée. Elle connaissait les têtes de tous les élèves de son école, tous les noms, et lui, ce petit garçon, était nouveau.

     

    - Alors qu'un jour, une de ses amies était malade, continuai-je, Jeanne se décida à parler au petit garçon qui avait sympathisé avec le banc de l'école.

     

    Je regardai les petits yeux bleus scintillants de Cléa qui ne demandaient qu'à connaître la suite alors je continuai. J'ajoutai que Jeanne avait traversé toute la cour pour s'asseoir à côté de Loïc. « Salut » lui dit-t-elle. Celle-ci fut d'abord souriante, et puisqu'elle ne croisa pas son regard, son sourire disparut. Jeanne le secoua alors en répétant ses paroles. Elle sourit de plus belle en voyant ses yeux bruns comme la pâte à tartiner et Loïc lui sourit en retour. Le temps de leur récréation, ils firent quelque peu connaissance avant que les maîtresses les appellent pour retourner en classe. Pour la première fois, Jeanne parlait sans s'en priver, et Loïc n'était plus tout seul. Au fil des heures, elle le vit sourire et rire. Le soir, elle ne voulait plus repartir.

     

    - Mais tout comme toi, Jeanne sait que ça ne sert à rien de faire d'histoire. Alors elle ne dit rien et alla prendre le bus comme tous les jours pour rejoindre sa maman.

     

    Cléa rit et je poursuivis. Les jours passèrent, et Jeanne voyait les feuilles des arbres tomber aux côtés de Loïc sur leur banc. Tous les petits enfants couraient et criaient, mais pas eux. Le banc et les paroles étaient assez divertissants. « Heureusement que Marie n'était pas là » dit alors Jeanne. Loïc lui demanda alors pourquoi, et elle répondit, qu'autrement, elle ne serait pas venue lui parler. « C'est pas grave parce que moi je serais venu. On est meilleurs amis » fit-il. A partir de ce jour, ils devinrent inséparables.

     

    - Ça veut dire quoi « inséparables » ?

    - Qu'ils restaient toujours ensemble.

    - Ah... Comme papy et toi ?

     

    Presque. Mais je hochai la tête pour confirmer parce que dieu sait à quel point cette petite peut être têtue. Je continuai donc. Ils ne se quittaient plus, faisaient leurs exercices à la même table, les travaux de groupe ensemble, les préparatifs pour la fête de fin d'année ensemble. Ils faisaient absolument tout tous les deux. Puis un matin de décembre, un maître vint chercher Jeanne dans le rang de sa classe. Elle ne comprit pas tout de suite. Le grand monsieur lui expliqua alors qu'elle changeait de classe. « Pourquoi ? » demanda-t-elle. Le maître lui répondit simplement qu'elle était trop « forte » pour rester dans sa classe, qu'elle comprenait déjà tout et qu'elle devait aller dans une autre classe pour apprendre plus de choses. Ce matin-là, elle n'avait pas vu Loïc arriver dans la cour. Alors, lors de la récréation, Jeanne ne s'assit pas sur le banc de l'école. Elle avait vu Loïc, mais elle n'est pas allée le rejoindre. Elle partit un peu plus loin, près d'une fenêtre. Elle vit le reflet de Loïc un peu plus tard et tourna la tête. Son meilleur ami essayait de lui parler, lui demanda pourquoi elle n'était pas là ce matin, pourquoi elle ne venait pas s'asseoir et pourquoi elle ne voulait pas lui parler. Mais Jeanne savait que ce n'était pas la faute de Loïc. Elle était seulement en colère, et quiconque venait lui parler en prenait plein la figure. Ce n'est que l'après-midi que celle-ci voulut bien lui raconter ce qui se passait. « Mais on est toujours amis » dit Loïc. Bien sûr qu'ils étaient toujours amis, mais ce n'était plus pareil maintenant qu'ils n'étaient plus dans la même classe, qu'ils n'étaient plus tous les deux. Les jours qui suivirent, c'est Loïc qui fit l'effort de venir la voir. Son amie était triste, mais il arriva à lui rendre le sourire. L'intelligence de Jeanne lui avait fait perdre son ami mais elle ne se laissa pas abattre. Les jours reprirent leur cycle. Les deux amis se voyaient lors des récréations. Quelques mois plus tard, ce détail n'était plus rien. Puis le dernier jour dans cette école arriva. Jeanne devait aller en primaire dans une école un peu plus loin et Loïc, lui, avait un billet d'avion pour la Guyane sur la table basse du salon.

     

    - C'est où la Guyane, mamie ?

    - Loin. Très loin mon petit cœur.

     

    Je ne me laissai pas perturbée par sa question et continuai. Loïc promit alors qu'ils se reverraient un jour. Et il tint sa promesse. Un jour, Jeanne eut la surprise de le voir entrer dans sa salle de classe de CE1. Quand on est petit, on oublie vite les choses. Et durant sa première année de primaire, c'est ce qui s'est passé. Jeanne avait peu à peu oublié son meilleur ami. Mais quand elle l'avait vu devant le tableau, se faire présenter par sa maîtresse qui disait qu'il venait de loin, elle s'en était souvenue, elle se souvenait de celui à qui elle avait parlé, le petit garçon assis tout seul sur son banc. Loïc est parti, mais il est revenu.

     

    - Depuis ce jour, ils ne se sont plus jamais quittés, finis-je.

     

    Je regardai Cléa. Ses yeux s'émerveillaient et le rosé de ses joues avait laissé sa place au rouge. C'est vrai qu'il fait un peu chaud près de la cheminée. Je ne voulais pas lui dire qu'en réalité, Loïc est bien revenu, mais qu'il est reparti. Cléa a été élevée aux contes de fées et aux fins heureuses, et je ne tiens pas à gâcher sa journée à cause d'une histoire. Alors pour elle, Jeanne et Loïc resteront les meilleurs amis du monde. Ce n'est qu'une histoire parmi tant d'autres. Et les bâillements de Cléa, cherchant quelle partie de sa mamie ferait le meilleur oreiller, le prouvent bien.

     

     


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  • Voici la participation de Couleur-Parenthèse au sixième concours qui, je vous le rappelle, a été annulé. N'hésitez pas à donner votre avis en commentaire !


     

     

    Dans la rue

     

    Depuis longtemps, je voulais vous raconter cette histoire.

    Il y a quelques années, dans mes trente ans, un peu plus peut-être, je pratiquais régulièrement la danse Modern jazz.

    C’étaient les premiers jours du printemps !

    L’air reposait doux et tranquille sur la campagne et même la ville du Puy en Velay respirait sans bruit ce souffle tiède inattendu.

    Comme tous les lundis, j’allais donc au cours de danse.

    Je m’étais habillée de court et sur mes jambes, des collants fleuris faisaient chœur avec le printemps.

    Je me sentais belle et sereine ce jour-là !

    Lorsque je descendis de la voiture, deux clochards goûtaient aussi l’air du temps, assis sur le trottoir d’en face.

    L’un était jeune et quand il me vit, il s’écria de belle voix :

    « Alors jeunesse, ça va ! »

    Son compère, plus âgé confirma aussitôt son interpellation.

    Il n’y avait dans leur regard et dans leur voix rien de laid, seulement une belle franchise spontanée !

    Je passai alors devant eux, sans un mot, sans un geste et mon sourire tout rentré au-dedans de moi, fière.

    Le temps a passé depuis mais un après-midi, dessous ma fenêtre, il n’y a pas longtemps, alors que j’étais dans la paix de ma maison, ma conscience me rappela cette histoire simple et j’entendis tout au fond de mon cœur cette petite voix claire que je connais bien, très douce, de Notre Seigneur :

    « Tu n’as donc pas vu ce jour-là, que c’était Moi qui te saluais par l’intermédiaire de ces deux clochards et que j’honorais ainsi ta jeunesse !

     

    Alors dans ma maison, cette après-midi-là, j’ai demandé pardon au seigneur, Notre Père, pour n’avoir pas répondu à sa jolie et tendre salutation.

     

    Aujourd’hui, je le prie pour que chaque jour, désormais, mon cœur le reconnaisse dans tout ce qu’il m’envoie.

     

    Et vous, mes petits enfants, ne manquez pas quand vous descendrez dans la rue de bien voir celui ou celle qui passe près de vous et si le pauvre de ce monde vous adresse une parole et même une prière, ne vous dérobez pas mais simplement déjà saluez en lui le Dieu de la Vie.

     

    Où comment une grand-mère peut transmettre sa foi à ses petits enfants d’aujourd’hui !

     

     


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  • Hello !

    Comme vous l'avez vu dans le titre, le concours n°6 avec un livre à gagner est annulé. En effet, malgré les nombreux rallongements de délai, je n'ai pas reçu suffisamment de participations pour le maintenir (le minimum était fixé à six et je pense que c'était raisonnable). Je suis vraiment ennuyée et désolée pour ceux qui ont participé; les textes seront tout de même publiés, et je ferai un article pour commenter vos participations.
    Il m'a semblé que le règlement devait être respecté, à cause de l'investissement que cela me demandait.

    Je vais faire une pause de concours pendant quelques temps, parce qu'à chaque sondage beaucoup veulent un concours, et puis finalement je n'ai jamais assez de participants...

    L'activité du blog est ralentie depuis plusieurs semaines déjà, parce que ça m'a un peu démotivée, et surtout parce que j'ai beaucoup de travail scolaire : les chapitres sont plus denses, donc les révisions pour les contrôles prennent du temps. (Et vous savez quoi ? J'ai tout juste la moyenne en littérature  !).
    Du coup je ne promets rien pour les prochaines semaines jusqu'aux vacances, je publie si j'ai le temps, sinon tant pis !

    J'espère que vous, vous allez bien ?

    A bientôt,

    Swirl.


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  • Je ne sais pas quoi dire.

    Ça fait une semaine, et je ne sais pas quoi dire.

    Je suis restée devant la télévision au mois trois heures, grelottant de froid et d'horreur.

    Je me suis étonnée de réussir à dormir alors qu'à deux heures de chez moi, tellement de gens allaient rester éveillés toute la nuit. Et que d'autres n'ouvriraient plus jamais les yeux. 

    Je me suis réveillée le samedi matin et j'ai regardé le nombre de morts, qui avait bien augmenté. J'ai pleuré.

    Dans ma famille, on ne parle pas beaucoup des choses qui choquent, qui attristent, des horreurs. C'était le silence, mais un silence triste, à table, des "ça va toi ?" discrets et les éditions spéciales qui s'enchaînaient sans commentaire.

    Le lundi, en philo, au début, personne n'avait l'air de vouloir en parler. Qu'est-ce que vous avez fait ce week-end ? Rien. Et puis quelques langues se sont déliées. J'ai vu des anti-bombardements parce que ça revient à tuer des civils. J'ai vu des c'est à cause de la Syrie. J'ai vu des tant-pis-pour-les-civils. J'ai même vu une pro-FN soutenir le Président. Et puis j'ai vu aussi des qui-ne-voulaient-rien-dire parce que c'est pas le jour, qu'est-ce-que-vous-voulez-qu'on-vous-réponde. On nous a passé une vidéo, avc un gars très désagréable qui répétait qu'il avait prévenu.

    La minute de silence, la Marseillaise, les applaudissements.

    Le "retour à la normale", la fin du deuil. J'ai eu peur, en marchant pour aller au lycée, je me suis dit là des gens peuvent sortir d'une voiture et te tirer dessus, et puis j'ai relevé la tête et j'ai continué ma route en chantonnant.

    Mais je ne sais toujours pas quoi dire. Je me suis répété ils ne gagneront pas, on est plus forts qu'eux, j'aime pas la guerre mais que faire, ils ne gagneront pas, ils ne gagneront pas.

    La vie continue.


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