• [Concours 6] Participation de Laurawr

    "- Mamie ! MAMIE !, m'appelait ma petite-fille.
    - Oui, quoi encore, Emilie ?
    - Bah, regarde ! Y a écrit "Interdit aux chiens", et tu laisses Pillie sur l'herbe d'ici ?
    - Ooooh, c'est pas bien, dit ironiquement mon petit-fils Paul.
    - Ecoute. Je vais te raconter un souvenir de ma jeunesse. Tu comprendras.
    - Bah, ok mais, on s'asseoit sur ce banc alors ?
    - D'accord.

     

    Nous nous dirigeâmes donc vers le banc le plus proche, et nous nous asseyâmes tranquillement. Je fis monter Pillie qui gémissait pour venir avec nous. Quelle est mignonne, cette petite chienne !

     

    - Quand j'étais petite, on avait un chien. Il s'appelait "Guismo", c'était un labrador. On voulait aller sur une plage, mais c'était interdit aux chiens. La terre n'appartient à personne ! Pourquoi ce serait interdit ? Alors, on y est quand même allés. Pour ne pas recevoir d'amende, on se faisait tout petit sur la plage. De toute façon, il était près de 20h et les maîtres nageurs n'étaient plus là. C'était très beau, d'ailleurs, le coucher de soleil.

    - Oui, enfin, tu peux m'expliquer le rapport ? rétorqua Emilie.

    - Patience ! Tu verras après.

    Décidément, Emilie est moins patiente que je ne l'imaginais. M'enfin.

    - On s'amusait bien, en toute liberté, avec Guismo qui parfois allait dans l'eau pour faire une petite trempette, courait quand on lui autorisait. Et puis... Un moment, il n'est pas ressorti de l'eau. Il était allé trop loin, et ne nous obéissait plus. J'avais peur pour lui, mais j'espérais qu'il savait ce qu'il faisait, puisqu'il avait beaucoup d'expérience en nage. Sur le coup, j'avais regretté de l'avoir emmené sur la plage.

    - Ah bah tu vois ! commenta ma petite-fille.

     

    J'ignorai sa phrase et poursuivai mon récit.


    - Et puis... Au bout de plusieurs minutes, il réapparut. Il nageait de toutes ses forces, avec difficulté pour nous rejoindre. Je n'avais pas remarqué mais, il ramenait avec lui une petite fille de ton âge à peu près. Tout le monde l'a félicité. Enfin, ceux qui avaient vu, car pas grand monde n'était présent. La famille, qui, tout à l'heure, cherchait despérément leur fille, nous ont beaucoup remercié. Ils ont insisté pour nous donner un peu d'argent, et, on a fini par accepté leur offre. Grâce à Guismo, une petite fille avait été sauvée. Depuis, la ville, sous les demandes des autorités, a décidé d'accepter les chiens sur la plage. Il fallait juste ramasser les besoins du chien si on voulait y accéder. Heureusement que nous avions "bravé" les lois, dis-je en rigolant légèrement. Tu vois pourquoi je ne fais plus attention aux interdictions concernant les chiens ? On peut obtenir beaucoup grâce à eux !

    - Waaw. Vous êtes passés dans les journaux ? Demanda mon petit-fils.
    - Oui. On avait été beaucoup félicité, et on est même passés à la télé.
    - Je dois avouer que, c'est vrai, vous aviez bien fait. Mais là, le truc, c'est qu'on est dans l'herbe. Et qu'il n'y a rien à sauver dans l'herbe.

     

    Sur ces mots précisément, Pillie aboya en direction d'un chaton frêle dans les buissons. Il était très beau avec ces tâches brunes, noires et blanches. Des fines moustaches se dessinaient sur son museau. Je le prenai dans mes bras avec délicatesse, pour ne pas lui faire de mal. À présent, j'ai un mignon chat qui accompagne mon chien chez moi. Et, bien sûr, une petite-fille qui comprend et obéis !"


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  • Commentaires

    1
    Dimanche 6 Décembre 2015 à 00:02
    Owii ×°×
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