• [Concours 6] Participation de Couleur-Parenthèse

    Voici la participation de Couleur-Parenthèse au sixième concours qui, je vous le rappelle, a été annulé. N'hésitez pas à donner votre avis en commentaire !


     

     

    Dans la rue

     

    Depuis longtemps, je voulais vous raconter cette histoire.

    Il y a quelques années, dans mes trente ans, un peu plus peut-être, je pratiquais régulièrement la danse Modern jazz.

    C’étaient les premiers jours du printemps !

    L’air reposait doux et tranquille sur la campagne et même la ville du Puy en Velay respirait sans bruit ce souffle tiède inattendu.

    Comme tous les lundis, j’allais donc au cours de danse.

    Je m’étais habillée de court et sur mes jambes, des collants fleuris faisaient chœur avec le printemps.

    Je me sentais belle et sereine ce jour-là !

    Lorsque je descendis de la voiture, deux clochards goûtaient aussi l’air du temps, assis sur le trottoir d’en face.

    L’un était jeune et quand il me vit, il s’écria de belle voix :

    « Alors jeunesse, ça va ! »

    Son compère, plus âgé confirma aussitôt son interpellation.

    Il n’y avait dans leur regard et dans leur voix rien de laid, seulement une belle franchise spontanée !

    Je passai alors devant eux, sans un mot, sans un geste et mon sourire tout rentré au-dedans de moi, fière.

    Le temps a passé depuis mais un après-midi, dessous ma fenêtre, il n’y a pas longtemps, alors que j’étais dans la paix de ma maison, ma conscience me rappela cette histoire simple et j’entendis tout au fond de mon cœur cette petite voix claire que je connais bien, très douce, de Notre Seigneur :

    « Tu n’as donc pas vu ce jour-là, que c’était Moi qui te saluais par l’intermédiaire de ces deux clochards et que j’honorais ainsi ta jeunesse !

     

    Alors dans ma maison, cette après-midi-là, j’ai demandé pardon au seigneur, Notre Père, pour n’avoir pas répondu à sa jolie et tendre salutation.

     

    Aujourd’hui, je le prie pour que chaque jour, désormais, mon cœur le reconnaisse dans tout ce qu’il m’envoie.

     

    Et vous, mes petits enfants, ne manquez pas quand vous descendrez dans la rue de bien voir celui ou celle qui passe près de vous et si le pauvre de ce monde vous adresse une parole et même une prière, ne vous dérobez pas mais simplement déjà saluez en lui le Dieu de la Vie.

     

    Où comment une grand-mère peut transmettre sa foi à ses petits enfants d’aujourd’hui !

     

     


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