• Voici le troisième texte que j'ai reçu pour le concours. L'anonymat est toujours de rigueur.


     

    Il était une fois, une jolie fille qui s'appelait Emma. Elle vivait avec ses parents, le roi et la reine, dans leur château. Elle était une des plus jolies princesses qui puissent exister. Elle était brune et elle adorait porter des robes bleues, sa couleur préférée.

    Un jour, comme chaque matin, Emma décida d'aller dans la forêt près de chez elle. Elle aimait bien cette forêt sentant la joie de vivre. Ce jour-là, elle alla à la cascade afin de voir les jolis poissons qu'elle aimait voir.

    Alors qu'elle s'apprêtait à leur donner des graines spéciales, elle entendit des brindilles craquer. Elle se retourna et vit un beau jeune homme, le plus beau qu'elle avait vu depuis longtemps.

    «Que fait une jolie fille comme vous ici de si bon matin?

    -Je viens donner à manger à ces jolis poissons, et cette forêt étant magnifique, j'en profite pour me balader.»

    Il lui sourit avant de lui demander si elle voulait de son aide. Elle lui donna quelques graines et ensemble ils nourrirent les poissons avant de faire plus connaissance.

    Le lendemain, c'est avec surprise qu'elle le vit au même endroit où ils avaient parlé la veille. Il l'attendait et elle fut heureuse qu'il soit revenu. Et ce fut ainsi chaque jour. Le Prince Gabriel et la Princesse Emma appréciaient la compagnie l'un de l'autre et passaient des heures dans cette forêt à parler de plein de sujets différents.

    Au château, seule la nourrice d'Emma était au courant, et elle avait promis de garder son secret qu'elle avait découvert le lendemain lorsque la jeune fille lui avait demandé son avis sur une jolie robe bleue. La nourrice avait aussitôt soupçonné quelque chose et Emma avait dû tout lui raconter. Lorsque la jeune fille lui avait ensuite demandé si elle pouvait repasser sa robe, la nourrice avait bien sûr accepté, et lui avait dit qu'elle allait l'arranger, la robe ayant un gros trou et quelques tâches.

    Cette nourrice était spéciale puisque c'était une fée, et seule la jeune fille était au courant du secret. La nourrice prit sa baguette magique, la secoua un peu et la robe se retrouva comme neuve. Il ne manquait plus que de la repasser. Toujours avec sa baguette, la fée mit la robe sur une planche et grâce à des gestes magiques, un placard s'ouvrit et le fer à repasser en sortit. Ce dernier se dirigea vers la robe et la repassa proprement, sous les regards émerveillés d'Emma.

    Un jour, sa mère remarqua les promenades matinales de sa fille, et elle le fit savoir à son mari. Lorsqu’Emma rentra pour l'heure du repas, ils lui demandèrent des explications.

    «Un jour j'ai croisé garçon magnifique dans la forêt, et nous parlons ensemble chaque matin à la cascade.»

    Ne voulant pas que sa fille se marie avec une personne qu'ils croient être du bas peuple, ils lui interdirent de se rendre dans cette forêt et de revoir cet homme.

    Triste, elle fuit discrètement le château en direction de la forêt, bravant l'interdiction de ses parents. Elle s'assit au pied d'un arbre et se mit à pleurer. Attiré par les pleurs, un nain unijambiste apparût devant elle.

    «Pourquoi pleures-tu donc jolie princesse?

    -Mes parents m'ont donné l'ordre de ne plus voir le prince que j'aime.

    -Ils veulent te protéger, c'est normal. Tu es leur fille unique, un bijou de grande valeur pour eux. Mais ne t'en fais pas, je te promets que bientôt, tu finiras par revoir l'élu de ton cœur et vous ne vous quitterez plus jamais.»

    C'est sur ces dernières paroles qu'il partit en courant, laissant Emma seule. Elle prit la décision de revenir au château, discrètement et le plus vite possible, afin que personne ne puisse s'apercevoir de son absence.

    Peu de temps après son retour, elle entendit des hennissements de chevaux. Elle quitta sa chambre et descendit voir ce qui se passait.

    «Bonjour Emma, lui dit un homme avec une casquette. Aujourd'hui, il y a du courrier pour vous.»

    Il s'agissait du facteur. Emma le connaissait depuis qu'elle était toute petite. Il lui tendit une lettre.

    «Il s'agit d'une invitation au bal donné par le fils du roi Gaspard et de la reine Sophia qui a lieu ce soir même. Vous devriez vous y rendre.

    -Vous croyez? Lui demanda-t-elle avec hésitation.

    -Bien sûr! Peu de princesses comme toi sont invitées à la réception, alors ne refuses pas. Sur ce, je vous laisse, j'ai d'autres maisons à visiter.»

    Emma n'avait toujours pas ouvert la lettre. Pour elle, cela ne servait à rien d'aller au bal puisqu'elle était déjà amoureuse. Elle la prit et la jeta à la poubelle.

    Mais elle ne s'attendait pas à ce que ses parents soient eux aussi invités à ce bal. Malgré toutes les crises de refus d'Emma, ses parents ne changèrent pas d'avis et elle fut contrainte d'y aller.

    Lorsque l'heure de quitter le château fût arrivée, Emma et ses parents prirent le carrosse royal. Il finit par s'arrêter quelques minutes plus tard devant un somptueux palais blanc. Ils étaient en retard, et le roi et la reine tirèrent Emma par le bras afin de la faire marcher plus vite. Ils allèrent dans une magnifique pièce décorée spécialement pour l'occasion. À leur entrée, plein de personnes se retournèrent et des murmures s'élevèrent dans la salle.

    Soudain, une musique résonna partout dans le château, et tous se mirent à danser. Alors qu'elle ne s'y attendait pas, une personne mit une main sur son épaule et lui demanda

    «Voulez-vous m'accorder cette danse Emma?»

    Elle se retourna, et fut étonnée de voir le prince Gabriel en personne. Elle accepta sa proposition avec plaisir et ils dansèrent ensemble, sous le regard de tous. À la fin de la danse, le prince lui prit la main et l'amena sur le balcon, où une vue magnifique s'offrait à ses yeux.

    «Que faîtes-vous ici? Lui demanda-t-elle.

    -Le roi Gaspard et la reine Sophia sont mes parents, il est donc normal que j'assiste à la réception.

    -Mais ce n'est pas vous qui avait envoyé l'invitation?

    -Mes parents m'ont contraint d'en organiser une car selon eux, j'avais besoin d'une femme dans la vie sans plus attendre. Si j'ai accepté ce bal, c'est seulement pour leur faire plaisir. En réalité, je suis déjà tombé amoureux de vous Emma.»

    La déclaration d'amour que venait lui faire le prince ne pouvait pas faire plus plaisir à Emma, et ils s'embrassèrent, devant tout le monde qui se mit à applaudir.

    Quelques mois plus tard, la princesse Emma et le prince Gabriel se marièrent, pour le plus grand plaisir de tout le peuple venu les voir. Et ainsi, ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants.


     

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  • Voici la seconde participation, qui doit cette fois-ci rester anonyme !


     

    Pour la plupart des gens et même la grande majorité, les nains n'existent pas. Tout comme les souris qui parlent, les fers à repasser qui repassent tout seuls et qui brûlent ceux qui veulent les contrôler, les fleurs qui ne fanent pas, les morts qui veillent sur les vivants ou les fantômes qui hantent les vieux châteaux. Cependant, certains individus sont convaincus de leur existence et consacrent même une partie de leur vie ou toute leur vie à montrer qu'ils ont raison et dévoiler leur vérité au reste du monde. Vous répondrez à ce postulat que ça n'a rien à voir avec un conte, eh bien vous n'avez pas totalement tort mais il faut replacer les choses dans leur contexte.

     

    Dans un pays pas si lointain que ça, à une époque pas si éloignée vivait Junak. Junak était par sa nature, très solitaire. De toute façon, lorsqu'on habite six pieds sous terre, il vaut mieux ne pas aimer la foule. Les journées de notre ami était rythmées par ses courses éfrénées dans les galeries que les taupes souterraines creusaient, et par ses dîners dans l'arrière boutique de Kafa, son amie barwoman. Pourquoi dans l'arrière boutique me direz-vous ? Eh bien tout simplement parce que les nains étaient recherchés, et que Junak était un nain. Et cette réponse amène à la question suivante : Pourquoi les nains étaient-ils recherchés ?

     

    Il y a nombreuses années déjà, les nains, les lutins, les souris parlantes,... nous côtoyaient. C'étaient une période de paix absolue malgré les quelques curieux qui cherchaient à prouver leur existence ; la paix demeurait car ils ne pouvaient pas avoir de preuves concrètes. En effet, peu possédaient d'appareils photo et d'ailleurs ceux qui en avaient devaient avoir un sujet immobile durant plusieurs minutes avant d'avoir un cliché convaincant. Or aucune des créatures mythiques ne se laissait capturer, même sur la pellicule. Et si un ou deux malins avaient une fois réussi cet exploit, ils ne pouvaient la diffuser. Les journaux ne s'intéressaient qu'à la multitude de championnats et de matchs sportifs et à l'ennuyante politique.

     

    C'est alors qu'un jour de mai, un facteur nommé Alfred George Saint-Tygnorans, passionné de nano-mécanique à courant électronique mit au point un appareil capable de capturer leur image. Sa femme, versée dans l'imaginaire enfantin, l'essaya en espérant un cliché d'une fée. Bien entendu, les fées n'existent pas et la femme de M. Saint-Tygnorans était complément stupide de croire à leur existence. Cependant, elle eut l'image de la jambe d'un nain de manière très nette. Malgré cet exploit, peu satisfaite, elle alla bouder au fond de son jardin. Ce que ne savaient pas Alfred et sa femme, c'est que la machine capturait non seulement l'image mais aussi des molécules qui constituaient la photographie. Quand la cousine de Mme Saint-Tygnorans, une des curieuses dont je vous ai déjà parlé entendit le couple lui évoquer l'engin révolutionnaire et l'image, elle hurla de joie si fort que dans un rayon de dix kilomètres, on l'entendit. Elle pressa sa cousine de l'emmener à l'endroit où elle avait photographié le morceau de nain tout en emportant avec elle la machine d' Alfred. Lorsqu'elles arrivèrent au fameux endroit elles ne trouvèrent qu'une tache floue verte à la place du buisson, de l'herbe et du morceau d'arbre qui étaient sur la photo.

     

    Quelques centaines de mètres plus loin, il y avait Junak, alité sur de la mousse, entouré de toute sa communauté. Quelques jours plus tôt une humaine l'avait surpris avec un drôle d'engin qui avait émis un flash. Lui avait déguerpi le plus vite. Depuis sa jambe disparaissait, à la place une sorte de tache floue verte. Il ne souffrait pas mais il ne pouvait plus marcher. Quelques nains décidèrent d'aller vers les humains pour soit rentrer en communication avec eux, soit pour... en réalité ils ne savaient pas réellement ce qu'ils pouvaient faire mais ils voulaient essayer. Ils ne revinrent pas. D'autres encore partirent... Et puis d'autres... Personne ne réapparaissait mais les nains restés cachés partaient peu à peu à leur recherche.

     

    Au bout de six mois, M. Saint-Tygnorans, sa femme et la cousine de cette dernière avec leur appareil et les acheteurs des autres appareils réduisirent les ¾ la population des nains.

     

    Un plan d'extrême urgence fut mis en place lorsque une jeune naine revint avec une main et une jambe en moins en annonçant que les humains avaient de terribles machines qui leur volaient membres et amis soumis aux flash. On créa une « poche dimensionnelle » et tous les nains restant s'y réfugièrent avec quelques créatures féeriques qui voulaient y aller. Malheureusement la plupart des nains restants étaient soit vieux, soit gravement malades sauf Junak. Pour sa propre survie, il se construisit un lieu d'habitation très profond dans le sol où il resta seul pendant des années et s’entraîna à courir sur une jambe, ce qui n'est pas très facile. Le seul souvenir qui lui restait de sa communauté était une longue chaussette qu'il avait constamment à la jambe.

     

    Quand enfin il se décida à sortir, la totalité des nains de la poche avait péri et la poche sans entretien, était sur le point de se briser. On organisa un plan d'évacuation pour les quelques créatures survivantes dont Junak. C'est lors de cette évacuation qu'il rencontra Kafa une souris très dynamique et bienveillante.

     

    Sur Terre la consigne donnée aux êtres dit imaginaires, fut de ne se faire voir des humains sous aucun prétexte et à Junak en particulier de ne se faire voir d'un minimum de personnes qu'elles soient humaines ou mythiques, possible. Ainsi Junak coula ses jours dans une habitation six pieds sous terre, en courant dans les galeries souterraines et dans l'arrière boutique et la cuisine de Kafa.

     


     

    Alors ? Qu'en pensez-vous ?


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  • Cette participation ne pourra être sélectionnée puisqu'il s'agit de celle de Iolka, qui a elle-même choisi le thème du concours !


     

     

    « Zut ! » 

     

    Les contes de fées commencent souvent par « Il était une fois ». Figurez vous que celui-ci commence par « Zut », parce que la première chose que l’on dit quand on tombe de cheval, c’est « Zut », ou « Aie », pas « il était une fois ». Ici en l’occurrence, c’était Zut, parce qu’en tombant, Mr le facteur avait répandu sur le sol tout le courrier à distribuer. 

     

    Ce qui était embêtant, c’est que dans le courrier, il y avait une douzaine de jolies invitations à remettre aux princes charmants du coin. Sauf que maintenant, elles n’étaient plus jolies du tout : elles étaient froissées et peines de poussière. Le facteur ne pouvait décemment pas les délivrer dans cet état, puisqu’elles étaient de la part du roi qui cherchait un prétendant à sa fille, comme tous les rois dans les contes de fées ! 

     

    Le facteur réfléchissait tout en remettant les lettres dans sa sacoche. Comment faire pour rendre aux invitations leur reluisante beauté ? 

     

    «-  Moi, j’ai une idée, dit nonchalamment un nain accroupi dans l’herbe sur le bord de la route.

     -  Une idée ? dit le facteur, surpris. 

    - Bah oui, pour vot’ histoire d’invitation propre, là… 

    - Mais de quoi parlez vous ? (Le facteur se demandait comment le nain savait. Après tout, il n’avait demandé d’aide à personne !)

    - Faites pas l’idiot, j’entends tout ce qui vous passe par la tête ! »

    Devant l’air égaré du facteur, le main expliqua en se levant et en désignant son unique jambe : 

    « - J’ai fait un pacte avec une fée, une fois, et ça a donné ça. Une jambe en moins, un don en plus ! Mais bon, moi ça m’va, les jambes de nain ça sert pas à grand chose. C’est beaucoup plus drôle d’être intelligent et de savoir ce que pensent les gens. »

    Le facteur, habitué à ce genre de choses puisqu’il avait passé sa vie à distribuer des lettres dans ce royaume magique, demanda alors quelle était l’idée du nain. 

    «  - Parce que tu penses que je vais t’la donner comme ça, sans rien ? répliqua le nain. Non non, si je t’aides, tu m’aides ! 

    - Et comment suis-je supposé faire cela ? 

    - Fais moi une petite place sur ton machin avec des pattes - il parlait du cheval -, et on sera quittes. Je descendrai quand j’en aurai envie. » 

     

    Le facteur trouva le compromis acceptable. Il jucha donc le nain sur son destrier, monta à son tour, et continua sa tournée en demandant au nain ce qu’il comptait faire pour les invitations. Celui-ci lui répondit qu’il avait aperçu, dans la maison de la fée qui lui avait donné son don, un objet très pratique qui pourrait régler leur problème. 

    Il s’agissait d’un fer à repasser enchanté qui avait pour faculté de rendre au courrier un aspect présentable (parce qu’entre nous, les maisons de fées, c’est tellement mal rangé qu’y garder du courrier propre est plus difficile que d’apprendre au dragon qui garde l’entrée comment réciter l’alphabet à l’envers). 

     

    S’ensuivront une bonne douzaine de péripéties qui seraient trop longues à expliquer ici. Vous avez juste besoin de savoir qu’à force de remuer ciel et terre pour trouver le fer à repasser, le facteur est devenu presque aussi connu que le plus connu des princes charmants, et que même la princesse s’est mise à rêver de lui. Nos deux comparses ayant finalement retrouvé le fer, ils ont pu distribuer le courrier et revenir au château du roi pour lui annoncer la bonne nouvelle. 

    Le seul ennui, c’est que comme le facteur avait quand même mis deux ans à trouver ce fichu objet  magique, la plupart des princes charmants des pays voisins avaient déjà trouvé une autre princesse à épouser… Du coup, seulement deux princes vinrent concourir pour la main de la princesse. 

     

    Vous conviendrez avec moi que seulement deux prétendants, dans un conte de fées, c’est pas très féérique. Du coup, le roi, histoire de pouvoir composer au moins un podium, décida que le facteur avait le droit de participer aux épreuves pour gagner la main de la demoiselle. 

    Le roi n’était pas un original. Ses copains, qui avaient déjà tous réussi à marier leur fille, lui avaient dit : 

    « Enferme-la dans une tour, mets un dragon devant, arrange toi pour que les chevaliers galèrent un peu avant de la trouver, et le tour est joué ! » 

    Alors le roi avait enfermé sa fille dans une tour, avait mis un dragon devant, s’était arrangé pour que les chevaliers galèrent un peu avant de la trouver, et le tour était joué. 

     

    Le facteur n’avait rien prévu pour les prochaines années, sur le plan sentimental. Il décida donc que tenter sa chance pour délivrer la belle était une bonne option. Accompagné du nain et de son destrier (qui commençait à fatiguer un peu), il partit donc en quête de la tour. 

    On peut penser que survivre à des épreuves de princes charmants, quand on est facteur, c’est plutôt difficile. Mais bon, quand on a avec soi un nain unijambiste qui lit dans les pensées, vous pensez bien que les épreuves, on s’en débarrasse assez vite. 

     

    C’est pour cette raison que le facteur, à sa grande surprise, arriva premier devant la tour. Le dragon, lassé d’attendre des chevaliers à combattre, était parti vers le Sud, à la recherche de la jolie wyverne qui lui était passé devant pendant qu’il gardait la princesse. Ce fut donc presque trop  facile pour notre cher facteur, qui eut juste à gravir une bonne centaine de marche et à défoncer une porte. 

     

    La princesse était là, regardant le clair de lune avec un air rêveur (qu’elle avait mis des nuits entières à travailler, puisqu’elle n’avait rien d’autre à faire). Elle se retourna avec un grand sourire… Puis son visage se décomposa. Non pas parce que celui qui venait la délivrer était un facteur, non, cela ne la dérangeait pas ! Mais ce qui était embêtant, c’est qu’elle avait oublié de prendre un mouchoir de lin blanc à offrir en gage de sa gratitude. Et quand on vient se faire délivrer par un héroïque prétendant, il est absolument exclu de ne rien lui offrir en gage de sa gratitude ! Après cinq secondes de réflexion, elle se saisit donc de sa chaussette la plus propre (avec un peu de chance, son libérateur n’y verrait que du feu), et la lui offrit d’un air ému. 

     

    La suite de l’histoire, je pense que vous l’avez devinée. Pour ceux qui ne sont pas médium, je vais quand même la raconter : 

    Le facteur se maria avec la princesse, devant tout le royaume en liesse

    Le nain récupéra la blanche chaussette, couvrant son pied de manière coquette

    Le destrier trouva une belle jument, avec qui il eut beaucoup d’enfants

     

    C’est ainsi que se termine ce conte peu commun, et il est temps pour le conteur de se retirer. Mais avant de vous laisser, il doit quand même prononcer un dernier mot…

     

    … Fin.


      Alors ? Dites-nous ce que vous en avez pensé !  


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  • N'ayant reçu aucune participation à quatre jours de la fin du concours, je rallonge la date limite au 16 juillet, histoire de pouvoir quand même publier les résultats avant de partir en vacances !

    Les règles sont les mêmes, je rappelle que si je n'ai pas reçu cinq participations au minimum, le concours se transformera en simple défi sans rien à gagner !

    Je vous informe aussi (je l'ai déjà dit sur la page Facebook) que j'avais envie, pour le prochain concours d'écriture, de vous faire gagner quelque chose comme un livre... Je me serais débrouillée, mais votre enthousiasme déjà maintenant fait vraiment plaisir à voir !

    Bref, j'en ai un peu assez, y'en a plein qui me demandent un concours et le résultat est toujours le même, presque aucune participation. J'essaie de faire des trucs où vous pouvez participer, des événements ludiques plus sympas que de vous dire que les commentaires font plaisir et ne vous prennent pas beaucoup de temps, mais franchement je vais finir par me lasser. Voilà, je pense que vous avez compris.

    A bientôt ?


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  • Ouverture du 5e concours d'écriture !

    Je vous annonce l'ouverture du cinquième concours d'écriture !

    Le sujet déterminé par Iolka, gagnante du précédent concours, est :

    Écrivez un petit conte de fées impliquant une chaussette, un fer à repasser, un nain unijambiste et un facteur.

    Je change un peu les règles, alors lisez-les attentivement !

    • Il n'y aura qu'un gagnant, désigné en concertation par Cécile- et moi-même.
    • La récompense : une publicité pour son blog (rubrique "A découvrir", partage sur Facebook et Twitter), et soit le choix du prochain gagnant, soit le choix du prochain thème.
    • S'il y a moins de 5 participations, le concours sera annulé et relégué dans la partie "Défi".
    • Les participations sont à envoyer à swirl@laposte.net jusqu'au 16 juillet 2015 à 23h59.
    • Les participations seront postées par ordre de réception sur le blog dans cette rubrique. Elles devront être anonymes (dans le mail, vous m'indiquez votre pseudo; mais interdiction d'indiquer à qui que ce soit quel texte vous avez écrit, et donc de répondre aux commentaires sous votre texte publié jusqu'à la fin du concours !). J'ajouterai les noms après la fin du concours.


    J'espère que ce thème vous plaît, et que vous serez nombreux à participer ! Si vous avez encore des questions, posez-les moi :).

    N'hésitez pas, d'ailleurs, à me faire part de vos suggestions en commentaire ou tout simplement à me dire si vous comptez participer ou pas !

     


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